La crise de la représentation, la montée des populismes ou encore la reconfiguration des rapports entre État et marché participent d’une profonde déstabilisation des fondements politiques des sociétés occidentales contemporaines : un certain nombre de phénomènes auxquels elles sont confrontées participe ainsi d’un affaiblissement de leur conformité aux grands principes associés à la « démocratie ».
La France ne fait pas exception à ces évolutions. La politique sécuritaire déployée après les attentats de 2015 a contribué à fragiliser certains droits fondamentaux, en faisant basculer dans le droit commun des dispositifs – perquisitions administratives et assignations à résidence notamment – initialement liés à l’état d’exception que le pays connaissait alors. Par la suite, les mouvements sociaux qui se sont déroulés dans le pays (mobilisations contre la Loi Travail, Gilets jaunes, lutte contre la réforme des retraites) ont été le théâtre d’atteintes évidentes à la liberté de manifestation, avec un niveau de répression policière et judiciaire rarement égalé dans l’histoire des mobilisations sociales (Douillard-Lefèvre, 2016 ; Codaccioni, 2019 ; Rocher, 2020 ; Guérinet et Bonneau, 2021 ; Kempf, 2022).
Cette fragilisation des droits et libertés se double par ailleurs d’évolutions sociales qui affectent le caractère démocratique de notre régime politique. La capacité désormais avérée de l’élite à s’exonérer des impôts nécessaires à la solidarité nationale introduit en effet une dégressivité fiscale contraire au principe d’égalité devant la charge publique (Saez et Zucman, 2020) et traduit la réinstallation de privilèges qui, s’ils ne sont plus « de droit », existent bien « de fait ». Le renforcement des inégalités économiques qui en découle nuit à l’idée d’un traitement social équitable et met à mal l’égalisation des conditions qui constitue le propre des sociétés démocratiques (Tocqueville, 1835-1840). Enfin, bien qu’elle ne rompe pas le principe formel d’égalité des droits, l’appropriation conjointe par quelques-uns des ressources économiques et des positions de pouvoir nourrit des formes renouvelées d’oligarchisation (Gilens et Page, 2014 ; Cagé, 2018). Progressivement, notre régime semble ainsi basculer vers une forme de ploutocratie que renforce encore l’éloignement des membres des classes populaires des formes conventionnelles de la participation politique (Peugny, 2017).
Au regard de ces évolutions, le présent dossier de RessourSES a pour objectif d’éclairer les conditions sociales, économiques et politiques qui contribuent à l’affaissement démocratique de notre société. Quels processus, acteurs et moyens participent de sa dé-démocratisation ?
Tolérer l’autoritaire, adhérer à l’approfondissement sécuritaire
Bien que les « dynamiques des tournants autoritaires » (Collombon et Mathieu, 2021) soient variées, elles reposent souvent sur l’émergence progressive de déséquilibres dans la répartition des pouvoirs, et en particulier sur l’affaiblissement des institutions chargées d’exercer un contre-pouvoir (Fontaine, 2023). Sur cet aspect, il faut néanmoins distinguer le rôle qui leur est formellement dévolu et la possibilité qu’elles le remplissent effectivement. Si l’on tend en effet souvent à associer les systèmes démocratiques à la seule existence d’institutions chargées d’assurer la protection des droits et libertés dont bénéficient les citoyens et citoyennes, l’ouvrage de Stéphanie Hennette Vauchez et d’Antoine Vauchez, Des juges bien trop sages. Qui protège encore nos libertés ?, recensé dans ce dossier par David Descamps et Agathe Foudi, invite à penser que leur présence n’est pas une garantie de démocratie. Les auteurs de cet ouvrage montrent ainsi très bien que, si le Conseil constitutionnel et le Conseil d’État ont modéré les atteintes les plus manifestes aux droits et libertés des populations, la culture d’État qui anime les juges du Palais-Royal et les relations qu’ils entretiennent avec les gouvernants les ont tout de même conduits à accompagner des politiques réformatrices favorables à un certain déclin démocratique.
Toutefois, le caractère démocratique d’une société tenant surtout à sa capacité à offrir à ses citoyens un ensemble de droits et de libertés fondamentales, c’est d’abord leur restriction objective qui nourrit l’affaiblissement démocratique. Aussi, même si l’on fait souvent valoir que « la sécurité est la première des libertés » (pour une critique de cette position, voir : Maduraud, 2018), l’usage de nouvelles technologies à des fins de surveillance, de contrôle social (Rocher, 2020 ; Douillard-Lefèvre, 2021) et l’extension de « répertoires d’action répressifs » (Cormier et Erdinç, 2020) sont autant de phénomènes qui témoignent d’un tournant sécuritaire difficilement compatible avec une extension démocratique. Une analyse rigoureuse des ressorts de la dé-démocratisation de notre société nécessite donc de ne pas éluder les facteurs favorisant une demande sociale accrue en matière de sécurité et le succès des partis qui prônent une telle politique. La recension réalisée par Martin Siloret de l’ouvrage de Safia Dahani, Estelle Delaine, Félicien Faury et Guillaume Letourneur (dir.), Sociologie politique du Rassemblement national pointe à ce sujet la grande variété des processus qui conduisent au vote pour le parti de la « préférence nationale ». Le succès RN doit ainsi beaucoup au fait qu’il constitue une « entreprise politique clivante » (p. 60) : la stigmatisation d’autrui, au cœur de son discours, peut servir en effet des stratégies de distinction parmi les membres des classes populaires. Et, tout en favorisant l’exclusion symbolique d’une frange de la population, représenter pour une autre un vecteur de sociabilité.
Discours de haine et consensus lénifiant : une double menace pour la démocratie
L’érosion démocratique est certainement inséparable des discours tenus dans le champ politique par les agents qui y prennent part : journalistes, commentateurs experts et personnalités politiques. Elle passe en particulier par l’usage de formules qui offrent une vision catastrophiste de la société – « nous sommes en guerre », « l’effondrement est imminent », « nous sommes assiégés », « la guerre civile est à nos portes » – et légitiment l’installation de mesures politiques liberticides. Sur cet aspect, deux contributions du dossier s’attachent à montrer comment certains acteurs du débat public participent activement au développement de représentations sociales favorables aux régimes autoritaires. Ainsi, l’article de Périne Schir vise à démonter la construction argumentative mobilisée par Alain Finkielkraut dans L’Identité malheureuse. L’autrice montre ici que, par l’usage d’une diversité de dispositifs discursifs (multiplication d’indices suggestifs, dramatisation des événements, recours au fait divers ou à des références produisant un effet d’autorité), celui-ci contribue à diffuser une lecture du monde social qui tend à valider l’existence de conflits civilisationnels difficilement compatibles avec les principes humanistes associés à l’idéal démocratique. L’interview que nous a accordée Cédric Passard va dans le même sens. Selon lui, la dynamique de (dé-)démocratisation des sociétés est travaillée par la parole politique. Spécialiste de l’étude des pamphlétaires (c’est l’objet de sa thèse de science politique : Passard, 2013), Cédric Passard défend le caractère très ambivalent de leur discours. Par leur ton polémique et des positions souvent décalées par rapport à celles des dominants du champ politique, ceux-ci ont contribué à leur manière à l’extension du dicible dans l’espace public. Pour autant, ce discours a également ouvert la brèche à des évolutions anti-démocratiques puisque l’usage de la liberté d’expression dont les pamphlétaires ont fait preuve leur a parfois servi à véhiculer des idéologies haineuses.
Si l’érosion démocratique est parfois portée par le développement de discours de haine (Noiriel, 2021 ; Monnier et al., 2021 ; Bouron, 2025), elle s’appuie assez largement aussi sur les discours et phénomènes qui véhiculent l’idée d’une impuissance du politique et/ou qui contribuent à son effacement. Dans de nombreuses sphères d’activités politiques, la technicisation des problèmes abordés permet en effet de dépolitiser les débats. En faisant passer pour de simples choix techniques les projets qu’ils défendent, les dominants du champ politique font fréquemment obstacle à la controverse nécessaire au pluralisme. À partir de l’analyse des formes prises par la vie politique dans deux petites communes rurales du Nord de la France, Théodore Ambassa défend ainsi la thèse d’une érosion démocratique liée à la recherche effrénée de consensus : dans ces territoires marqués par une forte interconnaissance, l’importance donnée à l’harmonie des relations sociales débouche en effet sur une démocratie locale appauvrie par la disqualification du désaccord et la disparition de toute forme visible de conflictualité.
Le discours sous influence et le contrôle des représentations sociales
L’affaiblissement des régimes démocratiques apparaît, enfin, inséparable de mécanismes visant à maîtriser les contours du dicible dans l’espace public. Comme l’univers dystopique créé par Georges Orwell dans 1984 invite à le penser, les limitations portées au vocabulaire critique sont un moyen de réduire les canaux de contestation des politiques adoptées. Dans notre société, les tentatives de disqualification ou de mise à l’écart de certaines expressions – « violences policières », « racisme d’État », « islamophobie », etc. – comme la dénonciation de certaines opérations intellectuelles indispensables pour appréhender des phénomènes sociaux – « Expliquer le jihadisme, c’est déjà vouloir un peu excuser » (Manuel Valls) – participent de ce processus (Lahire, 2016 ; Roché, 2019, p. 159-169 ; Asal, 2020, p. 175).
Mais l’épuisement du débat démocratique ne saurait se réduire aux seules tentatives de réduction du pensable. En analysant la diffusion des récits sécuritaires sur la ville de Nantes et leurs effets, l’article de Clément Barailla, Margot Medkour, Victoria Pressigout, Basile Rousseau et Alice Jamin révèle l’existence d’une grande diversité de vecteurs susceptibles de modifier les frontières du dicible et, par là, d’orienter les représentations de la population vers des formes plus adaptées aux régimes autoritaires : soulignant que l’imposition de la question sécuritaire nantaise dans l’espace public a été « préparée » par une pluralité d’acteurs, puis mise à l’agenda politique suite à une séquence événementielle et médiatique atypique, l’article défend que l’installation d’un récit hégémonique sur cette question est finalement le produit d’une « chaîne narrative » complexe. Cet article rappelle notamment que l’érosion démocratique peut se jouer au sein des comités de rédaction, avec la capacité (ou l’incapacité) des collectifs journalistiques à préserver le code déontologique de leur métier.
Parce qu’elle restreint la possibilité de contrôle politique du peuple par simple emprise doxique et contribue à la qualité des débats politiques, la diffusion des savoirs scientifiques constitue un soutien important à la vitalité démocratique des sociétés. Partant, pour objectiver les processus de dé-démocratisation, il est important de mettre au jour ce qui participe de la dévaluation des savoirs scientifiques et de leur ravalement au rang de savoirs communs. Sur ce point, les analyses de Périne Schir et de Cédric Passard se recoupent très largement et permettent de comprendre la manière dont les doxosophes y participent : plutôt que de reconnaître la complexité du monde social, ceux-ci s’emploient, par le biais de pratiques d’écriture spécifiques, à en produire une vision tronquée, voire déformée. Surtout, le discours qu’ils proposent n’est pas avancé comme hypothétique, partiellement valable, ou grossissant certains traits du réel à des fins heuristiques (Weber, 1992, p. 181) : il s’agit bien au contraire d’un discours totalisant dans sa prétention explicative, imposant une lecture causale univoque, ruinant toute possibilité de débat.
Souvent négligée, l’éducation scolaire joue également un rôle fondamental dans le degré de conformation d’une société à l’idéal démocratique en ce qu’elle participe plus ou moins efficacement à la construction chez les citoyens et citoyennes de leur capacité à former un jugement politique et à l’exprimer. Partant, la capacité des gouvernants à influencer le contenu des programmes politiquement « sensibles » (Raulin, 2006 ; David, 2012 ; Legris, 2014) et à imposer aux enseignants et enseignantes la transmission de représentations qui servent leurs objectifs sont certainement des indicateurs clés du caractère plus ou moins démocratique d’une société, tout comme le degré de protection dont bénéficient les enseignants et enseignantes face aux pressions idéologiques qu’ils et elles peuvent subir. L’article écrit par Camille Charpentier revient sur cet aspect puisqu’elle y explique comment, suite à un ensemble d’activités portant sur la socialisation différenciée selon les sexes, le contenu même de son enseignement a été contesté. Bien que l’autrice mette en évidence la diversité des ressources dont elle a pu bénéficier, elle insiste aussi sur le fait que, par la violence qu’il génère, ce type d’expérience est susceptible de déboucher, chez les personnels enseignants concernés, sur des formes d’auto-censure dont se repaissent précisément les partisans des régimes autoritaires. Se pose alors, en creux, la question des conditions institutionnelles garantissant aux enseignants et enseignantes la possibilité de remplir pleinement leur mission de formation citoyenne, et de participer ainsi au progrès démocratique.
Les articles du dossier : catégorie Éclairages
Cédric Passard : « Les sciences sociales travaillent contre les prénotions là où l’idéologie, elle, les érige en dogmes »
Cédric Passard est politiste. Après avoir enseigné quelques années comme professeur de Sciences économiques et sociales au Lycée Joliot-Curie d’Hirson, il a réalisé une grande partie de sa carrière à Sciences Po Lille. Il y co-dirige depuis de nombreuses années la préparation à l’agrégation de Sciences économiques et sociales. Longtemps rattaché, dans le cadre de ses activités de recherches, au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (Ceraps), il vient d’être nommé à l’université Jean Moulin Lyon 3 et de rejoindre le laboratoire Triangle, après avoir été reçu au concours de professeur des universités. Il a notamment publié L’Âge d’or du pamphlet 1868-1898 (2015), ouvrage issu de sa thèse (dirigée par Michel Hastings), et dirigé plus récemment l’ouvrage collectif Les usages politiques de l’insulte (2024).
Les sciences sociales en procès chez Finkielkraut : invisibiliser l’inégalité structurelle, rendre dicible l’ethnodifférentialisme
Cet article analyse la manière dont L’Identité malheureuse (2013) d’Alain Finkielkraut participe à une forme d’érosion démocratique « par le bas », en reconfigurant les cadres du dicible légitime dans l’espace public. À partir d’une analyse critique du discours (CDA), il montre comment l’essai opère un triple déplacement : un cadrage culturaliste des tensions sociales, une moralisation des rapports sociaux par la dramatisation du fait divers, et une fabrication de l’évidence fondée sur l’usage sélectif de sources institutionnelles.
« Nantes ça craint » : la fabrique d’un récit hégémonique sécuritaire et raciste
Cet article analyse l’emballement médiatique au sujet de l’insécurité à Nantes, à partir de septembre 2022, et les conséquences sociales et politiques de cette séquence. Appuyée sur une enquête ethnographique menée à Nantes et dans sa périphérie, des entretiens avec des acteurs de la séquence et l’étude du corpus médiatique de la période, cette analyse permet de mettre au jour comment se construit un récit sécuritaire aux relents racistes et d’en analyser les conséquences politiques.
Ce que parler (ne) veut (pas) dire : formes et effets des restrictions du dicible dans la démocratie locale
Dans les petites communes rurales du Nord de la France, la recherche de l’entente est souvent présentée comme le signe d’une bonne gouvernance. Pourtant, derrière cette image d’harmonie se déploie un travail plus discret de régulation du désaccord. À partir d’une enquête ethnographique conduite entre 2017 et 2023 dans deux communes, Linemas et Lestain, cet article explore la manière dont le consensus se fabrique au quotidien en s’appuyant sur l’observation de réunions municipales, la réalisation d’entretiens avec des élus et l’étude de documents officiels. L’analyse montre que le calme et la modération, érigés en vertus politiques, participent à la légitimation du pouvoir tout en restreignant l’expression du désaccord.
Les articles du dossier : catégorie En classe
Un enseignement contesté. Le genre, le web et l’extrême droite
Lors de l’année scolaire 2024-2025, mon cours de Seconde sur la socialisation différenciée selon le genre a été diffusé sur les réseaux sociaux, accompagné d’une pétition pour remettre en question l’enseignement de cette thématique. Cet événement s’inscrit dans un large mouvement de fond d’attaques contre l’École et la science, et en particulier les sciences humaines. Dans cet article, je vais revenir d’abord sur le cours que j’ai dispensé et la réception qu’il a suscitée en classe, puis je décrirai la réaction à laquelle il a donné lieu sur les réseaux sociaux.
Les articles du dossier : catégorie À voir / à lire / actualités de la recherche
Recension. Stéphanie Hennette Vauchez, Antoine Vauchez, Des juges bien trop sages. Qui protège encore nos libertés ? Paris, Seuil, 2025.
Si le caractère démocratique d’une société repose sur l’étendue des droits et libertés civiles dont bénéficient ses membres, le risque lié à l’arbitraire des gouvernants justifie la mise en place de dispositifs assurant leur protection. C’est aux institutions chargées de cette protection que s’intéressent Stéphanie Hennette Vauchez et Antoine Vauchez. Dans l’ouvrage Des juges bien trop sages, les deux chercheurs s’attachent en effet à établir dans quelle mesure le Conseil d’État et le Conseil constitutionnel constituent encore aujourd’hui des garde-fous sérieux face aux dérives autoritaires du pouvoir.
Recension. Safia Dahani, Estelle Delaine, Félicien Faury, Guillaume Letourneur (dir.), Sociologie politique du Rassemblement national Presses du Septentrion, 2023, 326 p.
Parmi le foisonnement de publications sur le Rassemblement National (RN) – et plus largement sur les partis d’« extrême-droite » ou « populistes » en France et ailleurs – cet ouvrage collectif se distingue par la richesse des enquêtes de terrain sur lesquelles il s’appuie. Si celles-ci ont été réalisées entre 2011 et 2018, les enseignements qu’il est possible d’en tirer sont manifestement nombreux, malgré l’ampleur apparente des transformations que ce parti a connues depuis, notamment suite aux conquêtes électorales réalisées lors des élections européennes et législatives de 2022 et 2024.
Bibliographie
Asal H., 2020, « L’islamophobie en France : le déni d’un phénomène bien réel », in Slaouti O., Le Cour Grandmaison O., Racismes de France, Paris, La Découverte, p. 170-186. En ligne : https://doi.org/10.3917/dec.slaou.2020.01.0170
Bouron S., 2025, Politiser la haine. La bataille culturelle de l’extrême-droite identitaire, Paris, La Dispute.
Cagé J., 2018, Le prix de la démocratie, Paris, Fayard.
Codaccioni V., 2019, Répression. L’État face aux contestations politiques, Paris, Textuel.
Collombon M., Mathieu L., (dir.), 2021, Dynamiques des tournants autoritaires, Vulaines-sur-Seine, Éditions du Croquant.
Cormier P., Erdinç I., 2020, « Introduction : les répertoires d’action répressifs en régime autoritaire », Pôle Sud, vol. 53, n° 2, p. 21-35. En ligne : https://doi.org/10.3917/psud.053.0021
David S., 2014, « Les programmes et les manuels de SES : retour sur la remise en cause d’un enseignement », Tracés. Revue de Sciences humaines, vol. 12, p. 45-54. En ligne : https://doi.org/10.4000/traces.5518
Douillard-Lefèvre P., 2016, L’arme à l’œil : Violences d’Etat et militarisation de la police, Paris, Le Bord de l’eau.
Douillard-Lefèvre P., 2021, Nous sommes en guerre. Terreur d’État et militarisation de la police, Caen, Grevis.
Fontaine L., 2023, La Constitution maltraitée. Anatomie du Conseil Constitutionnel, Paris, Éditions Amsterdam.
Guérinet P. E., Bonneau P., 2021, Je ne pensais pas prendre du ferme : des Gilets jaunes face à la justice, Mas-d’Azil, Les éditions du Bout de la ville.
Gilens M., Page B. I., 2014, « Testing Theories of American Politics: Elites, Interest Groups, and Average Citizens », Perspectives on Politics, vol. 12, n° 3, p. 564-581.
Kempf R., 2022, Violences judiciaires. La justice et la répression de l’action politique, Paris, La découverte.
Lahire B., 2016, Pour la sociologie. Et pour en finir avec une prétendue « culture de l’excuse », Paris, La Découverte.
Legris P., 2014, Qui écrit les programmes d’histoire ?, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble.
Maduraud, A.-L., 2018, « « La sécurité est la première des libertés » : pour en finir avec une antienne réactionnaire », Délibérée, vol.°3, n° 1, p. 86-89. En ligne : https://doi.org/10.3917/delib.003.0086
Monnier A., Seoane A., Hubé N., Leroux P. (dir.), 2021, « Discours de haine dans les réseaux socionumériques », Mots. Les langages du politique, vol. 125, n° 1. En ligne : https://shs.cairn.info/revue-mots-2021-1-page-9?lang=fr
Noiriel G., 2021, Le venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour, et la part sombre de la République, Paris, La découverte.
Passard C., 2013, Les pamphlétaires et la politique : contribution à une étude socio-historique des processus de politisation. 1868-1898 (sous la direction de Michel Hastings). Thèse pour le grade de docteur de Science politique, soutenue le 24 octobre 2013 à l’Université de Lille 2.
Peugny C., 2017, « Loin des urnes. L’exclusion politique des classes populaires », Métropolitiques, 23 mars. En ligne : https://metropolitiques.eu/Loin-des-urnes-L-exclusion-politique-des-classes-populaires.html
Raulin D., 2006, « De nouveaux rapports entre science et politique : le cas des programmes scolaires », Revue française de pédagogie [Online], vol. 154. En ligne : https://doi.org/10.4000/rfp.127
Rocher P., 2020, Gazer, mutiler, soumettre : Politique de l’arme non létale, Paris, La Fabrique éditions.
Roché S., 2024, « Émeutes et violences policières : Retour sur la mort de Nahel », Esprit, vol. 7-8 Juillet-Août, p. 159-169.
Saez E., Zucman G., 2020, Le triomphe de l’injustice. Richesse, évasion fiscale et démocratie, Paris, Le Seuil.
Tocqueville [de] A., 1835-1840, De la démocratie en Amérique (Tome premier et Tome deuxième), Paris, Librairie de Charles Gosselin.
Weber M., 1992 [1904-1917], Essais sur la théorie de la science, Paris, Pocket.


