Les sciences sociales en procès chez Finkielkraut : invisibiliser l’inégalité structurelle, rendre dicible l’ethnodifférentialisme
Cet article analyse la manière dont L’Identité malheureuse (2013) d’Alain Finkielkraut participe à une forme d’érosion démocratique « par le bas », en reconfigurant les cadres du dicible légitime dans l’espace public. À partir d’une analyse critique du discours (CDA), il montre comment l’essai opère un triple déplacement : un cadrage culturaliste des tensions sociales, une moralisation des rapports sociaux par la dramatisation du fait divers, et une fabrication de l’évidence fondée sur l’usage sélectif de sources institutionnelles.


