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Revue par et pour la communauté des SES

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Cédric Passard : « Les sciences sociales travaillent contre les prénotions là où l’idéologie, elle, les érige en dogmes »

2026-05-08T11:25:49+02:00Par  et |

Cédric Passard est politiste. Après avoir enseigné quelques années comme professeur de Sciences économiques et sociales au Lycée Joliot-Curie d’Hirson, il a réalisé une grande partie de sa carrière à Sciences Po Lille. Il y co-dirige depuis de nombreuses années la préparation à l’agrégation de Sciences économiques et sociales. Longtemps rattaché, dans le cadre de ses activités de recherches, au Centre d’études et de recherches administratives, politiques et sociales (Ceraps), il vient d’être nommé à l’université Jean Moulin Lyon 3 et de rejoindre le laboratoire Triangle, après avoir été reçu au concours de professeur des universités. Il a notamment publié L’Âge d’or du pamphlet 1868-1898 (2015), ouvrage issu de sa thèse (dirigée par Michel Hastings), et dirigé plus récemment l’ouvrage collectif Les usages politiques de l’insulte (2024).

Les sciences sociales en procès chez Finkielkraut : invisibiliser l’inégalité structurelle, rendre dicible l’ethnodifférentialisme

2026-05-07T14:40:10+02:00Par |

Cet article analyse la manière dont L’Identité malheureuse (2013) d’Alain Finkielkraut participe à une forme d’érosion démocratique « par le bas », en reconfigurant les cadres du dicible légitime dans l’espace public. À partir d’une analyse critique du discours (CDA), il montre comment l’essai opère un triple déplacement : un cadrage culturaliste des tensions sociales, une moralisation des rapports sociaux par la dramatisation du fait divers, et une fabrication de l’évidence fondée sur l’usage sélectif de sources institutionnelles.

« Nantes ça craint » : la fabrique d’un récit hégémonique sécuritaire et raciste

2026-05-07T14:27:37+02:00Par  et |

Cet article analyse l’emballement médiatique au sujet de l’insécurité à Nantes, à partir de septembre 2022, et les conséquences sociales et politiques de cette séquence. Appuyée sur une enquête ethnographique menée à Nantes et dans sa périphérie, des entretiens avec des acteurs de la séquence et l’étude du corpus médiatique de la période, cette analyse permet de mettre au jour comment se construit un récit sécuritaire aux relents racistes et d’en analyser les conséquences politiques.

Ce que parler (ne) veut (pas) dire : formes et effets des restrictions du dicible dans la démocratie locale

2026-05-07T14:40:45+02:00Par |

Dans les petites communes rurales du Nord de la France, la recherche de l’entente est souvent présentée comme le signe d’une bonne gouvernance. Pourtant, derrière cette image d’harmonie se déploie un travail plus discret de régulation du désaccord. À partir d’une enquête ethnographique conduite entre 2017 et 2023 dans deux communes, Linemas et Lestain, cet article explore la manière dont le consensus se fabrique au quotidien en s’appuyant sur l’observation de réunions municipales, la réalisation d’entretiens avec des élus et l’étude de documents officiels. L’analyse montre que le calme et la modération, érigés en vertus politiques, participent à la légitimation du pouvoir tout en restreignant l’expression du désaccord.

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